Dimanche 9 mai 2010 à 21:23

LE PRINCE AMOUREUX.

 
 
Il était une fois, dans un pays lointain, une famille royale très aimée de ses sujets. Le roi et la reine gouvernaient le royaume d’une main de fer dans un gant de velours, et il devint un paradis. Cette famille royale vivait paisiblement jusqu’au jour où la princesse se fit enlever par un brigand, qui demandait comme simple rançon les bijoux de la couronne du roi, de la reine et de tous les seigneurs, comtes… de la région. Le roi et la reine qui aimaient leur fille acceptèrent de payer la rançon et envoyèrent sur le champ une petite escorte d’une dizaine d’hommes. L’un d’eux était le prince d’un royaume voisin qui aimait la princesse. Mais ce prince était un piètre escrimeur, mauvais cavalier et il était peureux. Mais il l’oublia pour son amour. Le roi expliqua la situation à l’escorte et leur demanda de ne pas combattre le brigand.
 

L’escorte partit sur le champ, elle dut emprunter le sentier passant par la forêt, qui n’était pas très sûr à cette époque, en prime personne n’était jamais ressorti de la forêt à la connaissance des chevaliers .Le prince craignait que l’escorte soit contrainte de sortir les armes.
Cette crainte était justifiée car un groupe de voleur surgit d’un bosquet armes à la main pour voler les bijoux .La faible escorte, prise par surprise n’eut pas le temps de réagir que leur fourreau était à terre. Le prince qui avait l’épée à la main depuis le début du voyage tua plusieurs mécréants d’un seul coup, les autres s’enfuirent apeurés. Le prince, surpris par ses réflexes, lâcha son épée. Ces hommes que le prince avait tué étaient en fait envoyés par le brigand pour voler et lui amener les couronnes. Car il voulait plus de fortune, et ainsi réclamer une autre rançon.
Quand le brigand apprit ce qui c’était passé dans la forêt il éclata de rage, et alla demander conseil à sa mère, la méchante sorcière, qui lui dit :
- Mon fils, rends toi à la grotte du dragon dans la forêt, et demande lui de t’aider à tuer cet homme qui a fait rendre l’âme à tes meilleurs guerriers.
- Mais ma mère ze zragon est zourbe, malin et égoïzte .Dit le « zrigand » en zozotant.
-Dis lui que tu viens sur mon conseil, il t’écoutera, car il a une veille dette envers moi.
Sur ceux le brigand se rendit dans la forêt pour rallier le dragon à sa cause .Le dragon accepta l’offre du brigand.
Le lendemain après avoir dormi au coin du feu, les défenseurs des couronnes repartirent l’épée ou la hallebarde à la main pour ne pas se faire surprendre par des voleurs .Mais soudain le groupe s’arrêta, une odeur de souffre traînait dans l’air. D’un coup des flammes brûlaient les arbres de la forêt, puis des griffes puissantes tuèrent le garde le plus courageux .Des cris retentirent dans la forêt, c’était la peur des chevaliers devant le dragon. C’est ce même dragon qui brûla la garde, la mission a échoué car toute la garde est morte, toute ? Non, le prince avait plongé à terre. Il se releva d’un bond, ramassa son épée et un bouclier .Le dragon essaya de l’attraper mais une épée repoussa sa patte, alors il essaya de brûler le prince, mais le bouclier l’en empêcha. Le prince lança son épée sur l’endroit le plus sensible du dragon : le ventre. Le dragon cria de douleur mais resta vivant, alors le prince eu une idée il envoya toute les épée que les chevaliers avait laisser tomber avant de mourir dans le ventre du dragon, puis il pris deux hallebardes, transperça plusieurs fois le ventre du dragon en hurlant le nom de sa princesse .Le dragon n’eut pas le temps de réagir qu’il gisait au sol, raide mort .Le prince était maintenant seul pour affronter les dangers de la forêt, mais il ne prit pas peur. Au contraire il était encore plus motivé car il avait plusieurs raisons de tuer le brigand :
Pour sauver sa belle et venger ses amis tués par le dragon.
 
Arrivé au bout de la forêt après quelques jours et nuits de marche un désert attend le prince. Au fur et à mesure de ses pas il s’affaiblissait et oublia sa quête pour ne plus penser qu’à survivre.
Quelques semaines plus tard, le prince vit une oasis, il crut à un mirage, mais non devant lui se dressait bien des palmiers entre lesquels coulait une rivière d’eau claire. Quelques jours plus tard, il repensa à la promesse qu’il s’était faite, c'est-à-dire de venger ses amis et de délivrer la princesse. Alors qu’il allait partir de sa demeure provisoire une fée lui apparut et lui dit :
« -Je suis envoyé par le roi, de ton royaume et par le roi le père de la princesse.
-Que veulent ils ?
-Ils veulent savoir comment va la garde et si vous n’aviez pas été tué ou volé, dit la fée, mis à par vous, prince, les chevaliers ont trépassé mais les bijoux de la couronne n’ont pas été volés. Cela les rassurera.
- Certes, mais je ne pourrais pas survivre à d’autres agressions, répondit le prince.
- Aurais tu oublié qui je suis?
- ça non Fée, mais comment pourriez vous m’aider ?
- En t’offrant une malle remplie de victuaille qui te suivra partout où tu iras, sous terre et où tu pourras déposer les bijoux. Pour t’aider dans ta quête je t’offre un don, tu vas devenir fort et athlétique, mais aussi très bon cavalier. Je t’offre aussi cette épée, si la poignée devient rouge c’est que le danger te guette .En prime je vais me transformer en chevalier voulant croiser le fer avec toi, dans le but de t’entraîner à ce type d’exercice. »
Après quelques heures d’entraînement intensif, le prince pouvait rivaliser avec d’Artagnan par la puissance, avec Zorro par la ruse et Fanfan la tulipe par l’agilité.
 
Le lendemain le prince repartit à pied dans le désert qui s’étendait à perte de vue .Après quelques jours de marche, il vit un village .Il y entra et découvrit que ce village était gouverné par un tyran .Ce tyran obligeait les habitant à lui vouer un culte tel aux dieux .Le prince refusa de s’abaisser à cette pratique .Le tyran apprenant la résistance du prince envoya sa garde le chercher. Le prince vit la poignée de son épée virée au rouge, il la sortit de son fourreau et quelques secondes plus tard la garde du tyran le menaçait .En deux temps trois mouvements, il désarma ses adversaires et se rendit au palais du tyran, plus par fierté que pour délivrer le village. Arrivé devant le palais, il décida de grimper, à l’aide d’une corde, à la salle du trône où siégeait le tyran, de casser la fenêtre et d’entrer .Ce qu’il fit aisément .Il le blessa et le mena à la prison .Le village était libre !Pour remercier le prince, les habitants du village lui offrirent un magnifique cheval noir que le prince appela « Hohano »
 
Le surlendemain le prince partit au galop et très vite se retrouva à l’endroit ou il avait rendez-vous avec le brigand .Ce dernier ne se fit pas attendre longtemps et apparut devant le prince et lui dit :
« -As-tu les bizoux de la couronne ?
-Oui, mais je veux voir la princesse avant de te rendre les bijoux ! répondit le prince avec ardeur
-Mais bien sûr, la voilà. »
La princesse apparut magnifique, comme toujours, mais le prince voyait en elle quelque chose d’étrange. Il ne pouvait pas dire quoi exactement mais ce n’était pas de la peur. Soudain le prince se rendit compte que la poignée de son épée était devenue rouge sang, et engagea le combat avec le brigand qui était très bon escrimeur. Les épées sifflaient dans l’air, tout d’un coup le prince eut une idée, il esquiva les attaques du brigand en bougeant pour que le malfrat se fatigue à frapper l’air, quelques temps plus tard le brigand éreinté ne put rien faire contre le coup fatal que le prince lui administra.
 
Puis il alla délivrer sa princesse, mais plus le prince s’approchait de sa princesse, plus la poignée de son arme devenait rouge lave .Il testa donc la princesse en lui demandant le nom de son chien favori. La princesse ne donna pas de réponse. Le prince comprit donc que ce n’était pas la vraie princesse mais la méchante sorcière déguisée. Il l’enchaîna donc et la bâillonna. .Il réfléchit pendant des heures à comment retrouver sa princesse. Le soir, épuisé par sa journée le prince s’endormit et son rêve lui indiqua le chemin pour rejoindre sa bien aimée .Au réveil le prince se souvenait parfaitement de son rêve, alors il se rendit à l’endroit que lui indiquait son rêve et, miracle, il vit sa princesse et la délivra.
 
Ils se déclarèrent leur amour, vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.
 
Moralité : Quelques soient les obstacles l’amour est plus fort que tout.
 
 
 
FIN

Nymbus_Clem's, 2006


Samedi 15 août 2009 à 10:57

L’Ours et le Papillon


Il était une fois, dans le grand Royaume de Glace (la banquise), un grand ours polaire qui ne se lassait pas de contempler l'Aurore Boréale, seule note de couleur dans son univers blanc, gris et bleu. A chaque fois qu'il l'apercevait, il ne pouvait s'empêcher de souhaiter, de tout son cœur, de toute son âme, de pouvoir toucher un jour ces magnifiques couleurs qui illuminaient sa vie si sombre, une fois, rien qu'une...

Au même moment, loin, loin du Royaume de Glace, dans un pays chaud et multicolore, un magnifique papillon un peu trop gourmand furetait parmi les caisses du port... Il cherchait à manger, bien sûr, mais surtout, il voulait voyager loin, loin de tous les autres papillons qui se moquaient de lui, à cause de son aile un peu brûlée. Ce n'était pas sa faute, tout de même, s'il était un peu moins beau que les autres !  Ah, partir, découvrir des horizons vides de ses congénères, uniquement peuplés de créatures qui l'apprécieraient, avec ou sans aile ! Il en rêvait, le petit Papillon qui léchait avec application une bouteille de sirop. Soudain, avant qu'il ait eu le temps de réaliser ce qui se passait et encore moins de s'envoler, le Papillon fut enfermé dans la caisse. Dans le noir absolu, il tâta tous les bords de sa prison, mais en vain, pas d'ouverture.

Papillon se mit à désespérer. Reverrait-il jamais la lumière si chère à son cœur ? Lui et sa maudite gourmandise ! Le sirop, hier si délicieux, lui paraissait avoir un goût amer et lui poissait les ailes. Au moins, il ne mourrait pas de faim. Et, qui sait... Il sentait la caisse bouger, aller plus loin que, de mémoire de papillon, on était allé... Peut-être est-il en route vers ce pays magique, cet endroit fabuleux loin des siens dont il rêvait ? Si seulement il pouvait sortir de cette maudite cage d’arbre mort !

Enfin, Papillon sentit sa prison bouger... Mais elle ne s'ouvrait toujours pas. Il se sentit franchir des kilomètres quand, enfin, il entrevit comme une faible lueur, qui s'intensifia de plus en plus, jusqu'à ce que tout le couvercle de la boîte soit ôté. Notre Papillon n'attendit pas jusque là : malgré ses ailes pleines de sirop, il s'envola si vite que les humains présents crurent avoir une hallucination. Devant lui, il apercevait d'étranges lumières mouvantes... c'est par-là qu'il se dirigea. Si, à ce moment-là, la nuit avait endeuillé la glace, son destin aurait été autre... Mais hors de la cabane, l’Aurore Boréale scintillait de mille feux, et le Papillon se sentait encore plus attiré par elle que par les lampes des humains. Il vola de son mieux, mais il n'était pas protégé contre le froid et sentit ses ailes qui commençaient à geler... Juste le bord, au début, puis de plus en plus loin dans son corps fragile... Il lança un dernier regard désespéré au spectacle, au-dessus de sa tête, cette danse de couleurs qu'il n'atteindra jamais, le pays merveilleux hors de sa portée... Et il se mit à tomber.

Non loin de là, l'Ours admirai, comme à son habitude, la palette de ce ciel exceptionnel, quand il entendit comme un appel, lancé par une voix faible, si faible...

<<Au secours !

Se dressant sur ses pattes, il se commença à chercher, tout autour de lui, d'où pouvait bien venir cet étrange appel...

_Au secours !

Et on dirait que ça vient de... par-là !

_A moi ! Par pitié, sauvez-moi !

_Mais où es-tu ? demanda l'Ours, de sa grosse voix bourrue de solitaire.

_Ici ! Là ! Sous votre patte !


Surpris, l'Ours leva sa patte, et vit le plus incroyable spectacle de sa vie : là, dans la neige, une petite créature semblait composée de couleurs encore plus belles, plus chaudes, plus éclatantes que l’Aurore elle-même.

_Aidez-moi...

Non, ce n'était pas une illusion ou créature magique, qui s'évanouissent comme du brouillard dès qu'on les touche. C'était un véritable animal, fait de chair, de sang et de couleurs étincelantes, un étrange petit animal qui semblait souffrir du froid polaire...

Alors, doucement, délicatement, l’Ours le prit avec ses grosses pattes maladroites et l'installa bien au chaud, sous sa fourrure. Papillon se sentit revivre ! Il avait utilisé ses dernières forces pour appeler, attirer l'Ours jusqu'à lui, en espérant que cette grosse bête n’était pas papillophage. Là, enfoncé dans l'épaisse fourrure qui formait autour de lui comme de petits igloos, il ressuscita de la mort gelée. La Reine des Neiges n'avait pas réussi à l'avoir. Il était vivant ! Tellement vivant...

De son coté, l’Ours était émerveillé. Il ne résista pas longtemps à l'envie d'assaillir son petit passager de questions, et Papillon eut tôt fait de lui conter tout son périple. L’Ours ne se lassait pas de le questionner sur son pays, ses cruels frères... Parfois, très vite, pour qu'il ne gèle pas, il le sortait de dessous sa fourrure et le contemplait avec la même admiration qu’il montrait devant l’Aurore. De son coté, le Papillon aimait ce gros Ours qui rêvait, comme lui, de toucher les couleurs du ciel... Et il se sentait fier des compliments de son compagnon.

"Voilà au moins quelqu' un, se disait-il avec fierté, qui ne juge pas les gens sur leur apparence !"

Mais le Papillon n'était pas fait pour la vie dans le Nord... Malgré la chaleur de son ami, il se languissait de sa maison, du soleil, de son petit monde bariolé, et les évoquer pour l’Ours rendait l'exil encore plus pénible. Un papillon ne peut pas vivre sans fleurs. Allez donc trouver des fleurs sur la banquise !

Le pire était que ses belles couleurs, motif de la vénération de l’Ours pour cet insecte, commençaient à pâlir et à s'étioler. Très vite, l’Ours s'inquiéta : il réalisa que son ami était malade, très malade, et il prit peur de le perdre. Pour le sauver, il n'y avait qu'une solution : le ramener chez lui. Prenant bien soin de ne pas mettre la tête sous l'eau pour ne pas le noyer, l’Ours partit, à la nage, à travers les mers et les océans, plus loin que, de mémoire d’ours, on était jamais allé. Dès qu’il fit assez chaud pour qu'il puisse sortir les antennes, le Papillon guida l’Ours vers le large, vers cette terre promise qui ressemblait à l’Aurore posée sur terre.

Lorsque, enfin, l’île fut en vue, l’Ours vit le Papillon régénérer. Ses couleurs étaient à nouveau éclatantes, et il volait, heureux, dans un courant d'air familier... L’OURS, de son coté, trouvait cet endroit merveilleux. Tout était si beau... Sous son regard ébahi, des dizaines, non, des centaines, non, des milliers de papillons voletaient, au-dessus d'un champ de fleurs... Des fleurs ! Le Papillon lui en avait parlé, mais il y a un monde entre la description, aussi réaliste soi-elle, et le plaisir de se rouler dans les fleurs odorantes. Et les papillons ! Comment cet enchantement de mille couleurs pouvait-il être les cruels insectes qui se moquaient de son Papillon ?

Les papillons, de leur coté, admiraient l’Ours, qui était extrêmement massif et fort, deux qualités qu’ils n'avaient pas et qu’ils désiraient comme l’ours désirait leurs ailes fines et colorées. Ils se mirent à tourner autour de lui, à qui mieux mieux, chacun essayant d'éclipser le voisin, dans une ronde effrénée dont le petit Papillon fut bientôt exclu. Triste et déçu de se voir ignoré par celui qu’il prenait pour son meilleur ami, Papillon se mit à voleter loin, de plus en plus loin, vers le port, vers les hommes, vers les bateaux...

Mais l’Ours, n'étant pas habitué au climat tropical, se mit bientôt à souffrir de la chaleur, tout comme le Papillon avait souffert du froid, au pôle Nord. Sa belle fourrure, qui faisait sa fierté, se mit à partir par plaques. Il essaya d'en parler aux papillons qui se disputaient ses faveurs, mais il réalisa qu’ils se fichaient pas mal de lui, de ce qu’il était vraiment, de ce qu’il pensait et aimait. Pour eux, il n'était qu’un trophée, un animal qu’ils aimaient se vanter d'avoir dompté. Le petit papillon, lui, le comprendrait ! Mais impossible de retrouver son ami dans la ronde de couleur qui l'entourait. Trop tard. Il était parti. L’Ours se demanda pourquoi il avait ça, mais il réalisa avoir agit exactement comme les papillons : il ne s'était pas soucié de ses sentiments, ne s’intéressant qu’à ses couleurs. Mais il pouvait encore se rattraper...

L’Ours se mit à courir vers le port, se guidant à l'odeur des hommes. Les papillons, autour de lui, lui demandaient pourquoi il s'intéressait à ce vilain Papillon, avec son aile brûlée, mais l’Ours ne répondait pas. Sa fourrure ne le préoccupait plus, il sentait à peine la chaleur peser sur lui, dans sa hâte de s'expliquer. Arrivé à la ville, il ralentit un peu le pas. Il se sentait observé, montré du doigt par les humains qui tournait autour de lui comme des mouches... car l’Ours avait découvert les mouches, également. Décidément, le pays de Papillon n'était pas pour lui.

Papillon, avant d'atteindre le port, s'était arrêté lécher un fruit. En entendant les rumeurs de la foule, il comprit, sans saisir le sens du langage des hommes, qu’il se passait quelque chose d'extraordinaire. Et quoi de plus extraordinaire qu’un ours polaire sur une île tropicale ? Vite, il s'envola, pour voir ce qui donnait naissance à tout ce bruit. En effet, c’était bien l’Ours !

Bien des années plus tard, les habitants de l’île se rappelèrent encore ce fabuleux spectacle, cet ours descendu en ville, arrêté par un simple papillon...

<<Que me veux-tu ? Pourquoi m'a-tu suivi ? demanda le petit Papillon, furieux, posé délicatement sur l'énorme truffe de l'Ours.

_Calmes-toi ! Je suis venu te parler.

_C'est tout ?

_Et... et m'excuser. Je sais que j'ai mal agis, en ne me souciant plus de toi, tout simplement parce que tes frères m'admiraient...

_Tu les as préférés, simplement parce qu'ils sont plus beaux que moi !

_Plus beaux que toi ? demanda l’Ours, ébahi. Comment pourrait-on être plus beau que toi ?

_Mon aile... Papillon, un peu honteux, lui montra sa brûlure. Elle est laide, n'est-ce pas ?

A sa grande stupéfaction, l'Ours éclata de rire.

_Laide ? Ton aile ? Mais elle est magnifique ! Regarde ces couleurs chaudes et vives, regarde ces formes étranges et bariolées ! Comment pourrait-elle être laide ?

_Mais celles des autres papillons...

_Elles sont toutes pareilles ! La tienne, elle, a une couleur unique au monde : une bordure ocre... Et de toute façon, tu pourrais bien t’être brûlé toute l'aile, tu resterais le Papillon qui m’a permis de toucher la couleur du ciel, et qui m’a guidé plus loin que, de mémoire d’Ours, on était jamais allé... Excuse moi d'avoir oublié tout ce que je te dois. Tu es mon ami, et nous le resterons toujours. >>

Emu, Papillon frotta ses ailes sur le museau de l’Ours, comme pour le remercier. Mais il sentit la fourrure qui commençait à tomber... Sa belle fourrure ! Vite, il fallait le protéger de la chaleur. Papillon appela à l'aide tous ses frères qui voletèrent autours de l’Ours, formant un gigantesque courant d'air... Mais, hélas, ce ne fut pas suffisant. Il n’y avait plus qu'une solution : l’Ours devait rentrer au Royaume de Glace. Désolé, il fit ses adieux au Papillon et à tous ses frères, et partit.

On raconte que, des années et des années plus tard, les descendants de l’Ours et du Papillon se rencontrèrent dans un zoo, en France, et qu’ils furent amis. Mais ceci est une autre histoire.


FIN

De Lima

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Jeudi 13 août 2009 à 15:21

Princesse Florence
La princesse aux longs cheveux lisses
... qui rêvait de les avoir frisés !


 
Un conte simple et frais, charmant et plein d'amour aux illustrations mignonnes et drôles. Dommage qu'elles ne soient pas toutes hautes en couleur  ! A lire chez Clé, l'illustrateur ! Et pour aller plus loin, le blog de l'auteur : Tony Rebecchi.



http://cle-in-wonderland.cowblog.fr/images/Pluf/A.jpg

Tony Rebecchi en quelques mots
 
Conseil en stratégie et développement international,
écrivain polyglotte et poète globetrotter,
Tony Rebecchi est un écrivain engagé.
Auteur aussi bien d'essais intellectuels
que de contes pour enfants,
il veut rendre le monde meilleur.


Sa présentation du conte

Illustrée par Clément B.,
La princesse aux longs cheveux lisses est une
des oeuvres d'un projet visant à offrir
des productions (professionnelles) uniques et originales
pour les élèves de la classe CP de Woerth en Alsace
La petite Florence avait donné
pour thème "Princesse Florence"...
Je vous en fais également profiter !


Dimanche 9 août 2009 à 14:15

« Maman, peux-tu me raconter une histoire ?
           - Bien sûr chérie, mais quel genre d'histoire ?
           - J'en voudrais une avec des chevaliers, des princesses, des magiciens. Tu vois, comme celle de l'autre jour, quand on s'était endormies avant la fin, et qu'on avait ri au réveil de la situation. Une mère et sa fille endormies dans une chambre de princesse. Oh oui, maman, je voudrais que tu me racontes cette histoire à nouveau. Je veux encore savoir comment le chevalier délivra la princesse des griffes de la sorcière, comment la citrouille s'était transformée en cent carottes, et comment une de ces carottes s'était transformée une robe de bal pour la princesse. Tu sais que je n'aime pas Cendrillon, l'histoire me paraît plate, sans ce grain de magie que toi, tu m'offres si bien avec ton histoire. Et c'est justement pourquoi j'aime cette histoire. Là, il n'y a pas besoin de carrosse, non ! Les papillons, groupés, peuvent transporter la princesse (grâce à l'aide des fées, qu'il ne faut surtout pas négliger). Elle déborde de rebondissements, tu sais, quand par exemple la princesse trébuche et trouve un anneau dans le Bois aux Merveilles, anneau, qu'elle mettra à son doigt seulement lorsqu'elle épousera le chevalier (mais on ne saura si c'est vrai que si tu reprends l'histoire au début. Tu te souviens, nous nous étions endormies sans avoir entendu la fin) ou encore que le chevalier frappe à toutes les portes de chaque maison du pays (ce qui fait un certain nombre quand on sait qu'une maison compte au moins sept portes !) afin de trouver des choux, pour alimenter le potage. Avec seulement des carottes, le bouillon n'aurait jamais été assez bon pour l'offrir à une princesse. Les princesses ne mangent pas n'importe quoi ! Tu vois, maman, je veux rêver, pour me dire que la vie c'est pas si dur qu'elle n'y paraît. Et comme tu es ma conteuse de rêves préférées… j'aimerais que tu me racontes cette histoire, s'il te plaît…
           - Je commence par le début ? dit-elle après avoir ri.
           - Oh oui ! Bien sûr ! Et surtout, n'oublie aucun détail, l'ensemble d'entre eux donnent leur arôme à tes histoires… Cet arôme doux, maman, je suis certaine qu'aucune autre mère ne saurait le donner. Il est si bon, il est si frais, il est tellement adapté à ces histoires… Et cet arôme, tu sais, c'est le petit plus qui, une fois que tu as fini de me raconter toutes ces histoires de chevalier et de princesse, me permet de basculer dans un monde de rêves et de magie… »
           Comme elle disait ça, sa mère la sentait s'endormir sur son bras. Néanmoins, elle commença à raconter le sauvetage de la princesse parce que cette histoire, c'était sa part de rêve à elle aussi, un lien minuscule avec l'enfance et la princesse qu'elle rêvait de devenir. "

Une histoire de Chevaliers et de Princesses
par Joker-artistique.

 

Samedi 1er août 2009 à 10:53

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